: avant l’affiche, le regard de la girafe :

[fr] Station de métro en travaux, de grands couloirs, blancs, propres, mieux éclairés, carreaux en cours de pose, emplacements publicitaires préparés mais vides, multitude de fils techniques au plafond. Et surtout ces murs neutres, à droite et à gauche, sans pub, sans pub.

Dans les cadres blancs, du gris ciment, calme et patient. Et bonheur éphémère, des dessins rapides, joyeux, qui égaient instantanément soirée et retour chez soi.

Ce n’est plus le monde des titans en colère et en carton-pâte numérique, ni celui des voyages vert-jaune-orange ou casse-euros. Ce n’est pas le matraquage de la quinzaine mais l’émergence rafraîchissante de dessins gratuits. Le soleil est énorme, girafe et girafon découvrent la jungle métropolitaine peuplée d’humains qui parcourent les couloirs du matin ou soir. À côté, quelque chose qui tient du dodo qui aurait cru à son rêve de pouvoir voler et aussi un mouton farceur et philosophe…

Mais surtout, une merveilleuse évocation d’ogresse, certainement celle qui ouvre la porte à Jean, Pierrot et la petite Marie, guidés hors de la forêt par Courtillon-Courtillette-Suivon-Suivette, la bonne chienne. N’est-ce-pas ?

Je ne sais pas qui je dois remercier pour ces dessins mais je le fais avec plaisir. Recommencez quand vous voulez, artiste inconnu(e) !

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: au coin de la rue, une parisienne véloce :

[fr] En descendant la rue Notre-Dame de Lorette, la voilà qui surgit à l’angle de deux rues, aussi impérieuse qu’inattendue. Quelle plaisante rencontre ! Elle me perce littéralement l’œil. Impossible de continuer en faisant semblant de ne pas l’avoir vue. Farfouiller dans le sac à dos, trouver l’appareil photo, prendre quelques clichés pendant que la batterie hoquète, rouge. J’en saurai plus bientôt…

lundi 11 avril 2011, 18 h 30, Paris

au coin de la rue
coquette grise et huppée
oiselle parisienne

Oiselle, oui, mais laquelle ? Huppe (Upupa epops) ? N’étant pas ornithologue, malgré quelques surfs compulsifs où je m’enferre, je remets la réponse à plus tard. N’empêche, j’en ferais bien l’héroïne d’une histoire. Patience…

En revanche, voilà quelques détails sur son géniteur, qui l’a laissée là, en compagnie d’autres street artists, un jour de 2011 : Goliath. Pour en savoir plus, suivre la piste de FatCap. Le petit bouddha dont la tête est coupée par le cadrage est de Sardine Animal. C’est dommage, j’entends bien, mais j’y reviendrai, j’ai pris d’autres photos.