: vite ! des souhaits :

[fr] Ah ! il est bien tard… et même la date limite d’envoi de souhaits est complètement dépassée.

Mais non, quel plaisir d’utiliser d’abord tout le mois de janvier pour claironner d’abord « bonne année » à tous les gens qu’on croise (en dehors des proches et des amis), la caissière, le chauffeur de bus, le contrôleur de train (oui, le premier janvier), puis plus discrètement, pour envoyer au fil des messageries des souhaits en haiku, miroir et clin d’œil au destinataire qui devrait y trouver un petit peu de soi, un petit peu d’elle/lui.

D’aucuns stigmatisent les traditionnels souhaits de nouvel an, dénonçant dans ce rite qui résiste bien à l’usure la fête du mouton, une urbanité feinte et factice et une hypocrisie ostensible…

* la petite monnaie des vœux

La politesse des vœux « obligatoires » est un merveilleux outil de contrainte choisie. L’un de ses mérites (comme les grèves de transport) est de favoriser le dégel de personnes lambda qui se rencontrent. Lancer un « bonne année » à un groupe d’inconnus un premier janvier à zéro heure vingt-trois déclenche presque en ricochet et sans retenue un bouquet de sourires. Le dire systématiquement la première fois qu’on les croise, sans sélection, favoritisme et ostracisme, au chauffeur de bus, à la caissière, à toutes les personnes avec qui on interagit entre le premier et le trente-et-un janvier, est une hygiène de sociabilité à laquelle on peut bien se soumettre un fois par an. Rien d’hypocrite, juste le plaisir d’être plus aimable encore que d’habitude, pour son propre plaisir.
Certes, on récolte aussi en retour beaucoup de drouille, souvent du mauvais goût (celui de qui ?), de la convention mais toujours ce qui fait pencher la balance du côté de la bienveillance.

* les liens repris/reprisés

Rien de tel que les rites (les vœux, les cartes de vacances, les anniversaires) pour reprendre contact, repriser l’effilochage des relations, enlever les erreurs 404 dans la vie ou sur son blog et peut-être reprendre contact pour de bon (ou pas).

Alors, ce billet qui a deux mois de retard, je le reprends aujourd’hui parce que c’est ainsi et que voilà des vœux pour les jours à venir qui voudront bien les accueillir :

– regarder la lune souvent, en rentrant le soir, au milieu de la nuit quand elle est pleine et s’invite par la vitre laissée sans volets, orange sur l’horizon, en lame trop usée sur la meule de la nuit, voilée, …

– entrer dans mon année bachelardienne à fond et ne plus quitter cette ère bénéfique : lire Bachelard, le relire et en faire le bon pain de mes contes ; fêter son centenaire, l’étudier, vivre sous son soleil

– pratiquer à outrance la sérenpidité agissante et contagieuse

– chercher les arbres et galets trésors secrets

– écouter davantage oiseaux et abeilles

– planter des jardins pirates en ville (une autre manière de faire du guerilla gardening)

– prendre autant que possible et le plus souvent le parti du sourire et du micro-crédit.

—-

Merci à Alexandre Dulaunoy (flickr) pour ces arbres mariés photographiés en janvier 2010 aux Bulles, pas loin de Rossignol, Florenville et Bellefontaine. Le portrait de Gaston Bachelard provient de l’Association Guillaume Budé, section Orléans. Le jardin minuscule a été capturé par Furoshiki qui n’avait pas oublié ses yeux numériques, cette fois-là.

: Souhaits pour la planète :

[fr] Période des vœux, cartes et cadeaux en pâte de haricot… Pourquoi ne pas en réunir un petit paquet, emballé dans un furoshiki écolo, de ces quelques souhaits à partager pour la planète ? Ce ne peut qu’être tout bénéfice pour chacun de nous et incitation à en proposer d’autres. Je commence par quelques-uns, après ce sera votre tour, en commentaire ou en billets-relais, pour lancer l’idée et en récolter, qui sait, un certain nombre…

Ruches

1. Installer une ruche. Vous pouvez découvrir l’expérience de Lucas Falchero en pleine ville, en cliquant .

2. Voyager — loin — à vélo, en prenant son temps et en ouvrant les yeux. C’est, sans compter sa peine ni ses chances de découvrir de belles choses, une autre manière de « Grand Tour » qu’ont expérimentée les deux vaillants Tandonautes que voilà !

3. Se préoccuper du sort des petites îles et des risques de submersion marine. Pour en savoir plus, suivre les travaux et regardez les cartes du Global Sea Level Observing System (GLOSS).
Pour revenir aux « tout premiers commencements », rappelez-vous comment les îles sont nées, dans la cosmogonie japonaise. Au premier livre du Kojiki (Chronique des choses anciennes), adviennent la consolidation de la Terre et la naissance des îles par l’action des deux divinités Izanaki-no-Mikoto et Izanami-no-Mikoto :

Alors que ces deux kami se tenaient sur le Pont Flottant du Ciel, ils plongèrent la hallebarde divine, l’agitèrent en cercle dans le ciel marin et la retirèrent en faisant clapoter l’eau. À ce moment-là, les gouttes salées qui tombaient de la hallebarde se superposèrent et devinrent des îles. Ainsi naquit l’île d’Onogoro. (traduction de Masumi et Maryse Shibata, Paris, Maisonneuve et Larose, 1969, 1997, p. 65)

4. Voir le monde avec les yeux du clown — *< : o) — et en révéler la beauté, et si nécessaire, en dénoncer l’imposture.

5. Lire, parfois, de grands poètes. De ceux qui dénudent et arrachent des images aux murs de leur nuit, avec du « vin hurlant comme des clés qui auraient ouvert au goût du basalte », mais aussi des mêmes qui témoignent de la plus infinie tendresse du jour où ils ont pu être touchés par un « écho de la rose aux cent feuilles ». Sur cette femme-là, on peut lire : « elle les faisait fleurir de sa nuque nue ». Ici, celui qui dit et que je cite est Vladimír Holan, poète tchèque (1905-1980).

: Choses désolantes :

[fr] Choses désolantes, choses qui serrent le cœur, qui feraient presque baisser les bras.
Vous avez vu, comme moi, les puits presque à sec, et les files vues du ciel, la soupe de glace fondue, les coraux couleur de lait, les chiffres cramoisis. Les deltas inondés…

Tsunami, Flood at Taj Mahal 2050AD

Cependant, il y a beaucoup à faire avant de s’enfoncer la tête dans le sable ou de danser sur l’estrade en feu :

Lire, se documenter, agir dans l’instant, dans les choses minuscules et irrémédiables.

En parler, y croire, ne cesser d’agir encore.

Intergovernmental Panel of Climate Change

Courrier international

Home, film de Yann Arthus-Bertrand, 2009

Scarlett Hooft
——–
Source image : Photo de PriyadarshiC, licence Creative commons sur Flickr

: L’éventail de FuroshikiBlog pour la journée mondiale du Blog :

[fr] Il y a, dans la colonne latérale de FuroshikiBlog bien des traces de ses intérêts (voir les nuages de mots-clés et de catégories) et des sites souvent visités et appréciés. Or, la journée mondiale du blog (310gDay) requiert une mise en valeur plus subtile, plus recherchée : des blogs plus lointains, moins attendus de ses lecteurs et de leurs goûts souvent déjà partagés. En effet, qui ne retrouve pas sur les sites de sa blogoliste au moins une part d’adresses communes ?

Malgré l’envie que j’en avais, j’ai exclu les sites les plus proches de l’univers de ce blog, tout ce qui était de loin ou de près lié au Japon, et même les quelques FavLinks au champ un peu plus étendu, et que je devrais bien compléter… Pour respecter la règle prescrite, je n’ai pu non plus vous présenter des sites que j’apprécie, car blogs point ne sont.

Alors ? Des liens qui font voyager, préconise la page d’accueil de BlogDay. J’en connais plein, particulièrement des photoblogs, dont l’un des plus connus est sans doute [daily dose of imagery]. Mais de tels blogs sont forcément hors concours, de même que les divas à 1 ou 2 chiffres dans les compteurs de notoriété, car où résideraient la surprise et l’incitation à découvrir, si chacun ne choisissait que les géants de la blogosphère ? Sur mon agrégateur de liens préféré, l’adresse de [daily dose…] a été sélectionnée par plus de 4 600 internautes. C’est ainsi, au milieu de mes nombreuses pépites sauvegardées depuis plusieurs années, dont des centaines de blogs, que j’ai recherché mes 5 propositions du 31 août 2009, que voici.

apresmoiledeluge

  • Après moi le déluge

Le titre de ce blog m’enchante. Hispano-lusitanien, Après moi le déluge se présente comme « (une oasis) de nourritures culturelles en ligne pour les masses affamées » (on line, recursos culturales para las masas hambrientas). Éclectique et écrit à plusieurs mains, j’apprécie particulièrement les instantanés photographiques, assez dans l’esprit des haiku, ainsi que les articles autour de l’art. Après moi le déluge était en sommeil, mais vient de se réveiller. Souhaitons-lui de l’énergie pour amasser d’autres trésors…

  • filoblogiaFiloBlogia

Il s’agit là d’un blog consacré par Ricardo Gómez à la linguistique et philologie basques. FiloBlogia est assez loin de mes préoccupations apparentes et je ne lis ni ne comprends le basque… alors, pourquoi ? D’abord parce que j’ai découvert très tôt ce site en sauvegardant mes favoris sur Delicious. Cet épisode est représentatif de la manière dont on s’enrichit en explorant les liens déposés par d’autres internautes, par rebonds à partir d’étiquettes, ou par capillarité, ou encore par pure curiosité. J’ai découvert un dictionnaire spécialisé grâce à lui, puis d’autres, dans le domaine hispanique, tout en voyant fleurir des mots basques alentour… Qui sait, après le japonais, j’apprendrai peut-être le basque. Muchas gracias, Ricardo !

  • ystad daily photoYstad Daily Photo

Voilà un photoblog sensible et chaleureux, publié par un jeune photographe suédois, Fredrik Ekblad, qui vit à Ystad, au bord de la mer et écrit en anglais. J’ai découvert ce blog en faisant une recherche d’images sur un lieu précis en Suède. Dans Ystad Daily Photo, vous trouverez aussi bien des paysages superbes, des détails poétiques, que des tranches de vie, de l’humour… une attention au monde et au temps qui passe.

  • bezembindersillustratedlinksBezembinder’s illustrated links

Le blog néerlandais d’Eduard Bezembinger est une mine d’images étonnantes, très graphiques, colorées, parfois kitsch, hyperréalistes, ou encore oniriques. Uniquement graphique, « because words are boring » (parce que les mots, c’est l’ennui), Bezembinder’s illustrated links vous réservera des surprises à chaque page. Le plan du site est.

  • balletdesnationsBallet des Nations

Là aussi, c’est le plaisir de rencontrer un titre de blog en français, tout en le découvrant écrit en une autre langue. Ballet des Nations « un fotoliu, o ciocolata calda si clavecinul zburand prin salon… » (un fauteuil, du chocolat chaud et les notes légères d’un clavecin) est écrit en roumain, mais c’est une langue latine et elle se laisse plus facilement apprivoiser que d’autres. Découvert très récemment, il me plaît d’y retrouver l’esprit de l’époque baroque et la liste des ensembles de musiciens que j’écoute toute la journée ou presque, même si FuroshikiBlog parle rarement de musique, car toutes les passions n’empruntent pas les mêmes chemins.

31ogDay! à suivre sur le site : BlogDay.

: Accepter l’invitation du 31 août, ou 310gDay :

[fr] Vu un peu par hasard une invitation à faire découvrir d’autres voyageurs du web pour la Journée mondiale du blog et décidé d’y souscrire. C’est difficile de ne choisir que cinq destinations dans mon éventail blogosphérique, mais je jouerai le jeu : j’inviterai à découvrir des blogs un peu loin de mon environnement habituel, très nipponophile, et pas forcément inscrits dans ma blogoliste latérale. Alors à lundi !

2009 Blog Day

Pour ceux/celles qui seraient prêts à suivre la piste (c’est la quatrième année et il reste trois jours pour se retourner), voici les règles et instructions pour participer au BlogDay :

1. Trouver 5 nouveaux blogs que vous trouvez intéressants, de préférence des blogs différents de votre culture, point de vue et attitude.
2. Prévenir les 5 bloggeurs que vous les recommandez pour le BlogDay 2009
3. Rédiger une courte présentation de chaque blog et faire un lien vers les blogs recommandés
4. Publier votre « BlogDay Post » (le 31 août)
5. Ajouter le lien BlogDay suivant http://technorati.com/tag/blogday2009 et un lien vers le site du BlogDay.
Et hop ! à vous de jouer…

: Visage, émotion, masque : Faces, feelings, masks : 顔 – 感情 – 面 :

François Rude - Marseillaise, photo © spirit-of-paris.com
Read this post in English : 日本語

[fr] Dans la série des ponts jetés à travers le temps et l’imaginaire, mais aussi des traductions artistiques nées de pays éloignés, voici une exploration de l’expression des passions, ou plus généralement des émotions et sentiments, à travers trois champs privilégiés : le dessin, les symboles graphiques nés du clavier, les masques.

L’incitation à écrire ce billet provient de la page Japanese smileys sur le site Hiroette.com, actif en 1999-2003, créé par Takagi Hiroe. Les émoticônes japonaises, dont on trouve ci-après un florilège sont particulièrement expressives — quoique leur principe paraisse assez enfantin — et elles incitent à rechercher d’éventuels liens avec d’autres représentations symboliques des émotions humaines.

(`ヘ´)(´・ω・`)( ´Д`)( ゚Д゚) ┐(‘~`;)┌ (´∀`) ( ´_ゝ`) Σ(゜д゜;) (*´Д`) (─▽─) (゚∀゚)

La comparaison va se révéler cruelle pour les minuscules figures nés du clavier face à des œuvres d’art confirmées. Nous la poussons cependant, à la fois pour identifier des invariants visuels et graphiques (yeux, bouche, dents) et pour percevoir les points de convergence et d’éloignement entre les représentations. Ici, encadrant les minuscules « binettes », principalement quelques exemples de l’expression des passions théorisée par le peintre français Charles Le Brun (1619-1690) et plusieurs exceptionnels masques de nô, ainsi que la gravure sur bois du peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944), « Le Cri », d’après son tableau Skrik daté de 1893.

  • Tristesse

Charles Le Brun - La Tristesse(;_・) (;_・)(ToT) (ToT)Noh Mask - Rama

voir aussi Yoroboshi (弱法師)

  • Effroi

Charles Le Brun - L'Effroi\(>o<)/\(>o<)/Edvard MunchCondemned to Agony

  • Colère

Charles Le Brun - La Colère(,,#゚Д゚):∴;’・,;`:ヽ(o`皿′o)ノjapanischer-theater_cover

voir aussi Ja (蛇)

  • Ravissement

Charles Le Brun - Le Ravissement(’-’*)八(^□^*)Noh Mask - Onna

voir aussi Fushikizō (節木増)

  • Pour en savoir plus :

    – le site the-noh.com et particulièrement le chapitre sur les différents types de masques (okina, jô, otoko, onna, kishin, onryo), utilisés dans les pièces de nô et leur histoire spécifique.

    – un article de Line Cottegnies sur l’influence de la théorie de Le Brun sur l’expression des passions à l’âge classique (résumé en français, texte en anglais), Etudes Epistémè, printemps 2002

    – un article (en anglais) sur les « fenêtres de l’âme » et le rôle culturellement attribué aux yeux et à la bouche dans le monde occidental et au Japon, par Masaki Yuki, William W. Maddux et Takahiko Masuda, Journal of Experimental Social Psychology, Volume 43, Issue 2, March 2007, Pages 303-311

    À ce titre, et en guise de conclusion provisoire, un rappel : Coucou Sharaku ! : regards contemporains sur un génie de l’ukiyo-e (pour qui a eu le bonheur de voir cette exposition en 1999 à la Maison de la culture du Japon à Paris), une incitation à revisiter l’œuvre du peintre Sharaku Tôhûsai, ses estampes ou le film somptueux de Shinoda Masahiro, réalisé en 1995.

    Ikko Tanaka - The 200th Anniversary of Sharaku, 1995

    _______________

    Sources des images : spirit-of-paris.com, Bibliothèque nationale de France, WikimediaCommons, chapitre.com, Médiathèque de la Cité de la musique, MCJP, © Kamekura Yûsaku, © Tanaka Ikko.

    ——

    [en]
    Here is a post exploring manners to express feelings, in Japan and in the western countries, through three examples : classical drawings, typographical or keyboard symbols and masks.

    As a first incentive, the page Japanese smileys on Hiroette.com, active through 1999-2003, created by Takagi Hiroe.

    (`ヘ´)(´・ω・`)( ´Д`)( ゚Д゚) ┐(‘~`;)┌ (´∀`) ( ´_ゝ`) Σ(゜д゜;) (*´Д`) (─▽─) (゚∀゚)

    Comparison is going to be cruel for the tiny emoticons or « facemarks » (顔文字) next to true works of art and cultural treasures. We pushed it, nonetheless, in order to identify visual and graphical invariants, such as eyes, mouth, teeth, and see when and where things vary or converge. Examples come from French painter Charles Le Brun’s treatise, Méthode pour apprendre à dessiner les passions (1668) in which he promoted the expression of the emotions in painting, Norwegian artist Edvard Munch’s Scream (1893) and several beautiful noh masks, as well as kabuki painted face.

    More about this topic :
    Line Cottegnies’ article : Codifying the Passions in the Classical Age – a Few Reflections on Charles Le Brun’s Scheme and its Influence in France and in England, Etudes Epistémè, printemps 2002, p. 141

    Another article : Are the windows to the soul the same in the East and West? by Masaki Yuki, William W. Maddux et Takahiko Masuda, Journal of Experimental Social Psychology, Volume 43, Issue 2, March 2007, Pages 303-311

    ——

    [ja] 顔 – 感情 – 面

    ——

    Bookmark this on del.icio.us

: La neige à Kyōto : 京都の雪 :

[fr] Jamais vu, croit-on, quelque chose d’aussi beau… Jusqu’à une autre prochaine neige, jusqu’aux futurs éblouissements de cerisiers, jusqu’aux palettes somptueuses de l’automne envahissant les flancs des collines et des forêts.

yoshiminedera.com

Cependant, si vous voulez bien découvrir le cheminement du photographe à l’oeil poète et sensible easykyoto
easykyoto.exblog.jp
lors ses deux derniers billets, dans le silence, le blanc, la solitude parfaite, le monde soudain vide et n’existant que pour celui qui en capte la beauté, au temple Yoshimine Dera de Kyōto, suivez ces liens : nothing but me et circulation . Lien vers son photoblog [ja] Spice of Life 京の街角

C’est là vraiment l’un de mes favoris. Un autre regard à suivre également [ja] Stratus ひつじ雲日記 dévoilant un autre regard sur la neige 轍を描いて
——
Bookmark this on del.icio.us