: Nemuru Otoko : L’homme qui dort : Oguri Kōhei :

[fr] Un homme jeune dort depuis plusieurs semaines, après une chute en montagne. Ce film de Kōhei Oguri (小栗 康平, Oguri Kōhei), sorti en 1996, est une œuvre sereine, sans poids, sans dramatisme excessif. Autour de cet homme, face à la nature, entre la vie et la mort, frémissent les fils ténus ou puissants qui l’attachent à d’autres êtres.

sleeping_man

Au rythme du cœur, de l’eau qui coule, des heures du jour, scènes et personnages se situent par rapport au souffle ténu de l’homme qui dort. Images splendides :
– l’enfant qui regarde le dormeur
– la vieille mère lavant son fils inerte
– Tia face à la mer, puis Tia et Kamimura dans la cabane de la forêt
– l’intérieur du moulin à eau
– la forêt
– la pièce de nō en pleine nature
– la vapeur s’échappant de la surface du bain (onsen) déserté
– la lune, énorme
– le grand corps paisible, mort, en lien avec le jardin.

Pour en savoir plus, lire la présentation de l’œuvre sur le site Trigon-Film, où l’on peut commander le DVD.

Lire aussi de belles critiques sensibles, pour un chef d’œuvre que j’ai découvert il y a quelques années grâce à un cycle japonais sur Arte.

– Long et intéressant  article sur le site du Festival international du film de Berlin 1997 en anglais et allemand.

– Un autre commentaire, marquant en particulier la différence entre une approche des films comme un « touriste » ou comme un « voyageur » du cinéma, cette seconde manière seule à même « de comprendre, d’apprécier, d’aimer les films qui montrent des gens ordinaires, des vies ordinaires ». Sur le site some words some places : japanese and chinese film reviews.

Biographie du réalisateur (en japonais)

2 réflexions sur “: Nemuru Otoko : L’homme qui dort : Oguri Kōhei :

  1. Je n’ai pas encore eu la chance de voir ce film, mais j’ai beaucoup apprécié la remarque du blogger « Some words and Places ».
    Un film qui parle du quotidien n’est ennuyeux que si l’on cherche la sensation, l’incroyable et le divertissement, ce qui est souvent le cas du touriste en effet.
    Peut-être peut-on aussi regarder des films pour se détendre, pour s’immerger dans une autre sorte de dépaysement, sûrement bien plus marquante que le dernier Spielberg (sans offense de ma part)…

  2. Merci PoivreBleu d’être passé. Je n’avais pas envie de raconter toute l’histoire, le film m’apparaît surtout comme une imprégnation, une plongée dans un monde où la mort a sa place, comme quelque chose de naturel, intégré à la nature, parfaitement sensible dans le tremblement de l’instant et l’irrémédiable de la beauté qui passe.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s