: Scented landscapes : Les odeurs du Japon : かおり風景100選一覧表 :

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[fr] Grâce à JapanNavigator, j’ai appris que le Ministère japonais de l’environnement avait établi en 2001 la liste officielle des  » cent lieux les plus importants du Japon associés à des odeurs agréables  » (Top 100 Aromascapes of Japan), selon le concept des environnements aromatiques. De même que sont honorés et protégés au Japon les trésors nationaux et biens culturels importants, l’accent est mis sur la préservation et la pérennité de parfums associés aux lieux qui les ont fait naître, qu’ils soient naturels ou créés par la civilisation.

On compte parmi les paysages retenus, et au coeur de ce qui les définit comme précieux et dignes d’être préservés, les senteurs associées aux lieux suivants :
– la senteur de l’air marin à Miyako (宮古市), préfecture d’Iwate, dans l’archipel des Ryūkyū au nord-est de l’île de Honshū
Miyako, Iwate - Johdo-ga-hama
– l’odeur des terres cultivées à Hoei, préfecture de Niigata (新潟県), sur la face occidentale de l’île Honshū, du côté de la Mer du Japon
Hinohikari
– le parfum des hêtres (Fagus crenata, 特徴) et des lys sauvages « dents de chien » ou katakuri (Erythronium japonicum, 片栗), près de Shinjō (新庄村), préfecture d’Okayama, toujours dans l’île principale Honshū
Erythronium japonicumFagus - Doudair-buna
– l’arôme de la sauce de soja utilisée pour parfumer les senbei (煎餅,せんべい), ou biscuits à base de riz, dont la fabrication est traditionnelle dans la ville de Sōka (草加市), préfecture de Saitama, appartenant à la grande région urbaine de Tokyo
Soka Senbei - (c) City Soka, Saitama, Japan
– l’odeur des vieux livres dans le quartier des libraires, Kanda (神田), dans l’arrondissement de Chidoya, à Tokyo
Kanda, Tokyo (c) perkunas on Flickr © All rights reserved : perkunas / Sam Mallem
– l’odeur des remèdes et médecines traditionnelles japonaise et chinoise dans la ville de Toyama (富山市), capitale de la préfecture du même nom
R. Stillfried, Doctor with patient - Nagasaki University Library ID 4079
– le parfum mêlé de l’argile et du feu dans ce haut lieu de la céramique japonaise qu’est la ville d’Imari (伊万里), préfecture de Saga, dans l’île de Kyūshū. Les objets sont fabriqués depuis le seizième siècle dans la région d’Arita, où est exploité un gisement de kaolin et où se trouvent les ateliers et fours à très haute température des potiers.
Arita, Japan - Access MapArita - Highfiring KilnPorcelaine d'Imari, Japon

Et vous, quelles sont vos odeurs préférées au Japon et quelles captures olfactives avez-vous engrangé dans votre mémoire sensible ?

Sources : Ministère de l’environnement japonais, Wikipedia. Images : Wikipedia, city.saka.saitama.jp, arita-toso.com, japanesegreenteashops.com, flickr (perkunas), Nagasaki University Library « Bakumatsu-Meiji old photographs ».

[en] Top 100 Aromascapes of Japan
Thanks to JapanNavigator post on this subject, I had a first idea of the Japanese Ministry of Environment selection of one hundred places with landscapes that evoke the sense of pleasant aromas.

Ministry of Environment press release 2001

Among the pleasant Japanese scented landscapes selected :

  • Natural aromas included the tang of sea air in Miyako (Iwate), the smell of deep grass in Hoei (Niigata), the fragrances of beech and dogtooth violet flowers in Shinjo (Okayama).
  • Aromas connected with special culture and/or the living of the local people included the aroma of soy sauce of soka senbei (rice crackers) in Soka (Saitama), the scent of old books in the booksellers’ quarter of Kanda (Tokyo), the aromas of Japanese and Chinese traditional medicines in Toyama (Toyama) and the scent of clay and fire in the ceramics town of Imari (Saga).

Please look at images from the French version of the post, to get a hint. More details and the complete list of Top 100 aromascapes here (in Japanese).

And you, which Japanese scent do you like most ?

[ja] かおり風景100選一覧表

環境
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11 réflexions sur “: Scented landscapes : Les odeurs du Japon : かおり風景100選一覧表 :

  1. Je compte sur vous Akai-san, pour nous en donner quelques souvenirs en égrenant les étapes d’un beau voyage japonais qui nous vaut ce somptueux blog carminé !

  2. Moi aussi je voudrais bien pouvoir parler des odeurs du Japon, malheureusement je n’y suis pas encore allée… Mais tout vient à qui sait attendre, j’espère pouvoir un jour constituer un petit répertoire d’odeurs japonaises. Très bonne idée du ministère en tout cas! Cet exemple est une preuve de plus du raffinement de la civilisation japonaise que nous ferions bien d’imiter dans nos contrées occidentales…

  3. Amusant ! Deux odeurs particulieres que l’on peut sentir partout au Japon et pas seulement dans certains lieux precis. Deux odeurs qui font parties de ce patrimoine olfactif. Une que j’apprecie et l’autre que je fuis. La premiere : L’odeur du « dashi » que l’on peut renifler, en debut de soiree dans les petites rues des quartiers residentiels anciens (bouillon le plus souvent a base de d’algue « konbu » et de bonite sechee) J’aime beaucoup cette odeur et elle me rappelle tant la premiere fois ou je suis venu dans ce pays. La deuxieme, je ne l’aime vraiment pas : Il s’agit du « dango » (sorte de mochi que l’on mange en gouter avec du the) en train de griller devant les petits magasins de … Dango justement.

  4. Quel beau billet, un voyage imaginaire et olfactif. C’est très agréable. Pour moi c’est celles qui me parviennent jusqu’en France: celles des algues nori grillées, de la sauce de shoyu, du miso, des cerisiers du Japon et du thé matcha.

  5. Merci à tous pour vos retours et évocations de parfums aimés.
    Ce qui me semble particulier dans la démarche japonaise, c’est cette attention, déjà connue par ailleurs et très ancienne, aux lieux célèbres (meisho) enrichis par un souvenir littéraire, une personnalité, et ici, quelque chose comme l’essence de ce qui fait le Japon, à travers parfums à la fois naturels et culturels.

  6. Ah, une géographie des odeurs: un genre encore peu pratiqué. Il me semble qu’il y a une odeur particulière dans les maisons japonaises, que j’attribue aux tatamis. En général, les odeurs de bois sont plus présentes au Japon qu’en France, me semble-t-il. Je ne sais si c’est parce que les bois employés au Japon sont plus odorants, ou si c’est tout simplement parce que le bois en général y est plus courant.
    Souvenir olfactif du Japon (pas très agréable): une route bordée de grands Ginkgos dont les noix fraichement tombées saturaient l’air de leur parfum acre.
    Un autre pour ne pas finir sur une note désagréable:
    Un arôme de gâteaux fabriqués par un merveilleuse machine qui semblait sortie du cerveau d’un inventeur fou, près du parc d’Ueno.

  7. Beau sujet de blogue :-)

    —> préfecture d’Iwate, dans l’archipel des Ryūkyū

    Il y a une erreur ici, Iwate est plutôt dans le nord du Japon et les Ryūkyū tout au sud de l’archipel.

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