[fr] Depuis quelques jours, je regarde le rosier grimpant qui fleurit et envahit le treillage… alors qu’ailleurs les floraisons généreuses de mai et début juin sont passées. Et ces petites fleurs pomponnettes me ravissent, comme un motif Art déco.

Mais ce qui me plaît encore davantage, c’est la beauté du rosier alors qu’insensiblement il se fane. Le rose assez vif se ternit et se grise d’une corolle à l’autre. Je vois là un symbole de wabi sabi, comme je le comprends. Les fleurs un peu passées, plus chiffonnées, gardent néanmoins leurs pétales et offrent leur patine passagère à la cloison d’osier vieillie par quelques hivers :
impermanence
guirlande de roses sur la haie –
belles imparfaites
Ce rosier ancien est un hybride de Wichuraiana : Casimir Moullé (1910, Barbier R. wichuraiana x “Madame Norbert Levavasseur”), grimpant de 3 à 5 m, à petites fleurs, rose, non remontant.
[en] I’ve been looking at this fence for a few days, pleased to see the flowering Rambler roses. I like them even more when they tend to fade, changing from pinkish to pale rose, or even grey rose. Is this a symbol of wabi sabi, as I understand it ? What is your idea about it ?

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Superbe notion que ce wabi sabi…et quelle belle illustration… de ce rose/gris.
wabi sabi? Je ne connais pas ce mot, même si j’imagine que cela a à voir avec le temps qui passe, une pointe de nostalgie et de mélancolie peut-être? En tout cas, pour moi wabi sabi aura toujours le parfum d’une rose dorénavant.
Eh voilà, on écrit, on écrit, comme si wabi-sabi était un concept aussi partagé par les visiteurs de Furoshikiblog que romantisme ou nouvelle vague. Mais tu as fort bien perçu l’idée, Marion. Avec les mots : patine, rouille, usure, beauté du temps écoulé, on a déjà une première approche. Cela mériterait un billet plus structuré, à venir un jour ou l’autre.